J’ai toujours pu compter sur ma famille

J’étais toujours dans le secondaire lorsque j’ai appris que je souffrais de la maladie de Crohn. J’étais vraiment nerveuse à l’idée d’en parler à mes ami(e)s en classe. Un jour, lors d’un cours de psychologie, on nous a demandé de parler de nos angoisses. L’enseignante m’avait préalablement expliqué de quoi nous allions parler et suggéré de profiter de l’occasion pour évoquer ma maladie. J’ai finalement accepté.

Lorsque j’ai expliqué, face aux autres élèves, que la vie m’effrayait et l’impact qu’aurait ma maladie sur celle-ci, les réactions pleines d’empathie ont fusé. Certains connaissaient la maladie, d’autres non, mais j’étais surtout soulagée de ne plus avoir à la cacher.

Plus rapidement adulte

J’ai contracté cette maladie à un moment où petit à petit on commence à prendre son indépendance. La plupart du temps je me rendais donc seule aux examens, à moins que je ne sois vraiment très malade et que je ne puisse pas me déplacer de manière autonome. Dans ces cas-là, maman m’accompagnait. Mes deux sœurs le faisaient parfois aussi. Elles m’ont vraiment beaucoup soutenue. Elles m’aidaient et m’écoutaient lorsque j’en avais besoin. Même lorsque je voulais manger des aliments pauvres en lactose, elles n’en faisaient jamais un problème.

Ma vie n’était pas vraiment facile. Lors de l’année scolaire qui a suivi le diagnostic, j’ai été très malade durant plusieurs mois pendant lesquels je n’ai pas pu me rendre à l’école. J’étais complètement abattue, sur le plan mental également. J’acceptais difficilement ma maladie et j’ai même été à la limite de la dépression à cette époque. Avec le soutien de mon entourage, j’ai heureusement pu surmonter tout cela. Cela m’a permis de devenir adulte plus rapidement, je pense. Cela a fait de moi celle que je suis aujourd’hui. Je suis très indépendante et j’ai appris à vivre avec ma maladie.

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Els est atteinte de la Maladie de Crohn