Les enfants, un choix réfléchi

Après une longue période d’incertitude, le caractère génétique des maladies chroniques de l’intestin a été mis en évidence, le risque de transmission étant de 5% lorsqu’un parent est atteint. Comme beaucoup d’autres patients, nous avons été confrontés à un choix : des enfants ou pas? Nous n’avons pas hésité longtemps, nous avons dit oui avec conviction.

En partant de l’idée que si un des enfants était atteint de Crohn à l’âge de 20 ans (généralement l’âge des premiers symptômes), la médecine aurait largement progressé durant ce laps de temps. Avec des traitements et un accompagnement plus efficaces. Je suis moi-même de formation scientifique et je crois beaucoup au progrès de la science. C’est un choix que nous n’avons pas regretté jusqu’ici.

Aujourd’hui, nous sommes les heureux parents de trois fils adultes. Des garçons en parfaite santé jusqu’à présent. Heureusement. Ils ne font pas de prévention, car le style de vie n’a de toute façon aucune influence lorsqu’il s’agit d’un risque héréditaire.

Cela ne signifie naturellement pas que nous en minimisons l’importance. Mon épouse et moi-même les avons toujours surveillés de très près, afin de ne pas laisser échapper un premier symptôme. Á présent qu’ils sont adultes, mes fils se surveillent eux-mêmes. Mais sans que cet état d’esprit détermine leur vie d’une quelconque manière. Je suis fier de leur bon sens, car la vie dans l’angoisse n’est pas une vie.

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Daniel sur ...


Daniel est atteint de la maladie de Crohn