Mes collègues font preuve de beaucoup de compréhension

Je parle ouvertement de ma maladie au boulot, ceci depuis le début, et je dois dire que mes collègues font preuve d’énormément de compréhension. C’est une bonne chose. De cette façon, je n’ai pas à me sentir coupable quand je dois m’absenter pour me rendre aux toilettes.

Plus qu’un plein temps

Je travaille à plein temps comme vendeuse. Au début, j’ai combiné cela avec des cours du soir, mais heureusement aujourd’hui, j’en ai terminé. Le stress que ce travail scolaire m’a causé ne doit pas être sous-estimé. Le dimanche, j’ai travaillé dans une boulangerie, mais j’ai démissionné. Je préfère passer cette journée avec mon ami. J’aime être occupée, mais c’était trop. Parfois, je dois écouter davantage mon corps. Maintenant, je ne veux plus exagérer.

Honnête à propos de ma maladie

J’ai directement abordé le sujet de ma maladie lors de mon entretien d’embauche. J’ai ensuite été conviée pour ma seconde entrevue et ma futur manager avait entre-temps fait des recherches en ligne à mon sujet. Elle était ainsi tombée sur un article de journal dans lequel j’expliquais qu’une carte de stationnement pour handicapés n’était pas un luxe dans mon cas. Quelque temps auparavant, il y avait eu une certaine agitation sur le sujet parce que des gens pensaient à tort que je n’y avais pas droit. Et j’avais écrit un texte de blog là-dessus.

Ce fut une conversation très ouverte et agréable. Elle voulait savoir exactement ce qu’implique ma maladie et comment il est possible d’en tenir compte au travail. Je lui ai répondu très franchement et elle m’a immédiatement rassurée en me disant que ce n’était certainement pas un problème pour elle. Ensuite, elle m’a conseillée d’en parler ouvertement à mes futurs collègues.

Zéro stress au travail

Mes collègues savent donc que je vais aux toilettes plus que n’importe qui d’autre. Et ce n’est pas parce que je n’aime pas travailler, mais parce que je ne peux pas faire autrement. Ils me comprennent. Ils voient même quand j’ai des crampes et me demandent alors si tout va bien. Au boulot, je dispose d’un kit d’urgence : une trousse de toilette avec un gant, une serviette hygiénique et des sous-vêtements propres. Heureusement, je n’ai encore jamais eu besoin d’y recourir.

C’est vraiment important pour moi qu’ils me comprennent aussi bien. Je suis très sensible au stress, mais au travail, je me sens tout à fait détendue. Je sais que je peux aller aux toilettes quand le besoin s’en fait sentir, et que je n’ai pas à me sentir coupable. Je me rends compte que j’ai beaucoup de chance avec ma manager et mes collègues.

Partagez cette page

Charlotte sur ...


Charlotte est atteinte de la maladie de Crohn