Six ans de souffrances sans traitement

Les premiers symptômes ont fait leur apparition voici dix ans : maux de ventre, diarrhées, fatigue. J’avais 16 ans. Le diagnostic n’a été formulé que six ans plus tard. Dès le début, j’avais souffert énormément, mais au cours de ces premières années, aucune inflammation n’était visible.

Mon gastro-entérologue avait déclaré officieusement qu’il pouvait s’agir de la maladie de Crohn. Mais ce que montraient les scans ne semblait pas concorder avec ce que je ressentais. Dès lors, on ne m’avait pas prescrit de traitement spécifique. J’étais alors en deuxième année dans le secondaire et je ne pouvais aller à l’école que 3 jours sur 5.

Dès le mercredi après-midi, j’étais affreusement malade, on me donnait des calmants et je devais me reposer plusieurs jours. Une fois, cela a duré quatre semaines d’affilée et j’ai fini par me rendre aux urgences. Là, j’ai reçu des calmants et on m’a renvoyée à la maison. Il est complètement absurde que j’aie pu vivre de la sorte pendant six ans.

Un diagnostic. Enfin !

Je suis rigoureuse et perfectionniste. Comme je ne me reposais pas assez, je me rendais moi-même constamment malade. À l’époque, j’ignorais aussi ce qu’était la maladie de Crohn. Le spécialiste me déconseillait également de rechercher de l’information, car cela « risquait de me faire peur ». Ce fut une période très dure. Finalement, j’ai quand même réussi mes études secondaires.

Après celles-ci, alors que je travaillais depuis six mois, j’ai cherché un autre médecin, une femme. Celle-ci est toujours mon gastro-entérologue aujourd’hui et c’est elle qui a officiellement détecté Crohn. Dès ce moment, nous avons entamé un programme destiné à diminuer la douleur.

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